Un jour, mue par une idée qui semblait tenir du bon sens, je suis allé à l’université. Au terme de ces quatre années j’ai touché à la science politique, fait de la sociologie, eu une licence en psychologie, bu une quantité impressionnante de bières, n’ait pas couché avec autant de femmes que dans mes fantasmes, ait été interdit bancaires, fait pour 7'000 euros de prêts en tous genres, changé quatre fois d’appartements, eu un radiateur brulé, une fuite d’eau qui se transforma en inondation, une bronchopneumonie, une infection urinaire et un nombre incalculable de poursuites judiciaires. Je n’ai toujours pas bien compris Freud et ne le comprendrai sans doute jamais, je ne suis pas bien certain de trouver un emploi et n’en trouverai surement pas, je suis sûr qu’au moins trois de mes professeurs ont ou vont avoir très bientôt des tendances psychotiques. Mais dans tout ce bordel j’ai rencontré des gens comme moi. Paumé dans un système dénué de toutes logiques sinon financière. J’ai vécu des histoires d’amours qui parfois ont été cool, surprenante et parfois pas. Juste tristement ordinaire. J’ai connu l’amitié qui se forme entre deux galères administrative ainsi que les haines de la concurrence estudiantine.
Bref, un jour je me suis levé et j’ai décidé d’aller à l’université.
Nostalgie qui nous replonge non pas dans l'amertume d'un biscuit dans lequel on ne pourra plus mordre, mais dans l'allégresse d'un gâteau déjà savouré et que l'on se plait à déguster dans le souvenir!
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